Konstantinos Kyriakopoulos & Marielle Chabal (artiste invitée) Sans titre

Collège Denecourt (Bois-le-Roi)

2023

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L’artiste

Né à Athènes, Konstantinos Kyriakopoulos s’est spécialisé en sculpture aux Beaux-Arts de Paris, après l’obtention d’un master aux Beaux-Arts de Cergy en photographie. Sa pratique se développe autour d’un dispositif de prédilection, qu’il décline en fonction des contextes et propos, le lit.
Pensées comme des espaces, les œuvres de Konstantinos sont des invitations à la collaboration d’une part et à l’expérience structurelle d’autre part. Le lit n’est pas un thème, c’est un format sur lequel reposent des idées, des formes et des corps. Sa démarche se matérialise en une proposition d’accueil : s’il en crée les conditions et le contexte pour qu’Autrui puisse habiter ses espaces, il n’attend pour autant pas de résultat. Sa posture est libérée de toute autorité quant à la réception de ses œuvres ; c’est une expérience propre à chacun.e.
Que l’on dorme ou que l’on veille, tout ce qu’il se passe sur et dans le lit est de l’ordre de la grève. Il est ici question d’écrire une utopie, celle d’un corps inactif qui oblige à une production délivrée de toute nécessité productive.

Marielle Chabal, née en 1988, consacre son activité́ d’artiste et réalisatrice à la construction de fictions d’anticipation – et de jeux de rôles, comme matériel à part entière – pour questionner lae spectateur.ice sur le monde qui l’entoure. Ses œuvres se déclinent sous la forme performative de symposiums ou/et de films ou/et d’expositions. Le caractère obsessionnel de la forme collaborative au sein de sa pratique se retrouve dans chacun de ses projets comme autant de désir de tordre le monde et les réalités politiques. Ses projets, mus par cette énergie collective sont autant de dispositifs pour appréhender les contextes hégémoniques qui nous submergent, pour réinventer d’autres réels où vivre différemment en accord avec sa vision du monde, mais aussi d’une nécessaire réévaluation du rôle social de l’art.
Après des études littéraires et politique à Paris / hypokhâgne-khâgne et Sciences-Po, elle fait les Beaux-Arts à la Villa Arson, à Nice et obtient un master au Royal Collège of Arts, à Londres. Par la suite elle participe à de nombreux programmes de résidences internationaux en Norvège (NKD, Sandness, AiR-Bergen), en Palestine (El Atlal), au Brésil, au Mexique, en Angleterre, au Monténégro (FKK Resort), en Inde (KYTA 2) et en France (Paradise, la BOX, la Synagogue de Delme). En 2016, elle suit le post-diplôme de Lyon et elle reçoit le Prix Audi Talent en 2018. Son dernier projet, Al Qamar, a été montré dans le cadre d’expositions personnelles et de projections à la Jan Van Eyck Académie de Maastricht, au Palais de Tokyo à Paris en 2019, dans le cadre de la biennale NOVA XX et au centre Pompidou à Paris.

Le projet